Les anniversaires de mars : épisode 1

La famille Bélier, c’est nous ! Oui enfin, pour ce qui est des enfants… nés à 3 ans et une semaine d’intervalle, Lison et Félix ont toutes les chances de se révéler « énergiques, cascadeurs, fonceurs, peu douillets, joyeux, protecteurs et chefs de groupe ». Du moins si l’on en croit les divers portraits astrologiques glanés çà et là. Pour le moment, j’ai pu vérifier qu’on faisait en effet une grosse consommation d’arnica, et que Félix, lorsqu’il se coince les doigts sous le couvercle du coffre à jouets, nous regarde l’air impassible alors qu’on se précipite pour le libérer. Quant à Lison, son côté commandant général de l’armée n’est plus à prouver… Et pour ce qui est de leur côté bout-en-train, il suffit de les regarder jouer ensemble.
Enfin bref, je digresse, je digresse…

Lison a donc fêté ses 4 ans ce lundi 23 mars. Bon, je vous épargne la litanie de la maman qui se dit « oh la la mais que ça passe vite, je la revois encore il y a 4 ans, ce si petit bébé (de 3 kg 750 tout de même…) déjà si grande ! Elle va passer le bac que je n’aurais même pas vu le temps filer… ». Oui parce que je me suis déjà largement penchée sur les caractéristiques totalement non scientifiques des enfants béliers pour ne pas me remettre immédiatement dans le droit chemin du thème principal de ce blog.

Donc. Première partie samedi après-midi, avec les copains-copines de l’école. J’avais promis un gâteau au chocolat « rose et violet ». L’occasion de tester la fameuse pâte à sucre, qui permet de faire des desserts à faire pâlir les pâtissiers et à vous mettre votre enfant dans la poche susciter l’admiration de votre petit pour au moins… 15 minutes. Comme j’ai du temps en ce moment, j’avais bien bossé le sujet sur internet, avec des tutos en vidéo et tout et tout, et commandé le nécessaire sur internet. Vendredi après-midi, j’ai réalisé un classique gâteau au chocolat, au Thermomix (à quoi bon se fatiguer franchement ?) (quoi ? Je ne vous ai pas encore parlé du Thermomix alors qu’il est un membre de ma famille à part entière bien pratique tout de même), assez léger grâce au fromage blanc qui remplace la matière grasse. Et samedi matin, je me lançais dans le décor dudit gâteau. J’ai bien pensé à le recouvrir d’abord de pâte à tartiner pour que la pâte adhère bien (il est aussi possible de mettre de la crème), puis j’ai commencé à malaxer la pâte à sucre rose, qui se travaille finalement comme de la pâte à modeler. Et quand j’ai commencé à l’étaler avec un rouleau à pâtisserie, j’ai constaté ma première erreur. Car bêtement, au moment de la commande, je me suis dit : un gâteau = un paquet. Je pensais que 250 g de pâte à sucre seraient largement suffisants pour recouvrir un gâteau de 28 cm de diamètre, pas très haut, pas comme les supers trucs qu’on voit quand Bree Van de Kamp reçoit des amis. Heureusement, j’avais acheté un paquet supplémentaire pour les petits décors. Malheureusement, il n’était pas rose, mais mauve. Heureusement (diable ! cette histoire est pleine de rebondissements…), le mauve ne rendait pas du tout comme sur la photo et était assez proche du rose. J’ai donc mélangé une partie du mauve et le rose pour obtenir un disque suffisamment grand pour tout recouvrir. La bonne surprise, c’est que la pâte se travaille somme toute assez facilement et que je n’ai quasiment pas eu besoin de la spatule-indispensable-qu’on-vous-vend-avec pour égaliser. Encore une fois, la chose aurait tout de même été plus confortable et aisée si j’avais eu un peu plus de marge niveau quantité. L’autre bonne nouvelle, c’est que le mélange des deux couleurs s’est avéré plutôt réussi, et donnait presque une impression de mince nuage dans un beau ciel rose (on aurait cru voir surgir un Bisounours).
J’ai ensuite pu passer aux petites décorations. Au départ, j’avais imaginé des papillons, des cœurs et des étoiles. Et normalement, cette étape aurait dû être une partie de plaisir, grâce à super machine à tout découper Mademoiselle Toga, dont je vous parlerai bientôt.

cut-it-all-mademoiselle-toga

Aurait dû. Car sans que je sache encore pourquoi, la machine qui devait découper de jolies formes dans ma pâte à sucre a décidé que non, un carnage c’est beaucoup plus rigolo, surtout quand on dispose de peu de matière première et qu’il serait de bon ton de ne pas en gâcher. Je ne me suis donc pas acharnée et suis passée à un découpage plus classique, me contentant de cœurs approximatifs et de petits tortillons sur les bords, la larme à l’œil et mon orgueil atteint. J’ai tout de même reteinté mon reste de pâte à sucre dans des couleurs un peu plus vives, grâce à des colorants alimentaires naturels, pour que les motifs ressortent un peu.

pateasucre

Comme vous vous en doutez, si la mère était franchement déçue de sa prestation, la fille était enchantée et a trouvé son gâteau « trop beau et qui sent trop bon ». Ce qui finalement est bien  l’essentiel. Et je ferai mieux la prochaine fois !

Lundi, jour J, a été l’occasion pour nous de lui offrir ses cadeaux. Parmi eux, un cadeau home made, réalisé en cachette la semaine dernière : des chaussons-ballerines en cuir. Le modèle est issu, comme les classiques chaussons, du livre-bible A petits pas, mais c’était une grande première pour moi. Ils m’ont semblé un peu plus difficiles à coudre que les chaussons, sans doute par manque d’habitude, peut-être aussi parce que le cuir utilisé pour le dessus, certes d’une qualité remarquable, était un peu épais et raide. Résultat : quelques difficultés au niveau du contrefort, mais rien de rédhibitoire. D’ailleurs j’ai beaucoup aimé son petit air satisfait quand elle a ouvert le paquet et fait valdinguer, sans un mot, les pantoufles qu’elle portait alors pour essayer son nouveau cadeau. Un petit peu grand, son cadeau, d’ailleurs, mais j’avais tellement peur que ce soit trop petit…

chaussonscuir1

ballerinescuir

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Et pour bien terminer une belle journée d’anniversaire, on a enchaîné avec des crêpes. Des crêpes… roses ! Oui c’est kitch, mais pour le moment elle adore. Et comme j’avais du colorant alimentaire à portée de main… ça a un peu moins plu au papa qui trouvait que ses crêpes ressemblaient à des tranches de jambon, mais… on n’a pas tous les jours 4 ans !

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3 réflexions sur “Les anniversaires de mars : épisode 1

    1. Je savais bien que ce détail n’échapperait pas à un œil acéré ! Pour tout te dire, j’ai arrêté rapidement ma recherche d’une jolie boite à cloche-pied, pour la première qui s’est présentée…

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